Conférence des députés

Towards a Progressive Europe

Première conférence parlementaire européenne à Berlin


Première Conférence #ProgressiveEurope © Andreas Amann


La crise de la zone Euro ainsi que les mois successifs de négociations au sujet du nouveau sauvetage financier grec ont fortement fragilisé le projet européen. Cela a également mis en évidence les différences entre les partis progressistes européens. Désormais, l’Europe semble être confrontée à un choix : soit plus d’Europe avec une politique d’intégration plus poussée, soit un retour aux États-nations et aux intérêts nationaux. Confronté à ce choix, le groupe parlementaire de la SPD a invité les parlementaires socialistes et sociaux-démocrates européens à Berlin à l’occasion de la première conférence interparlementaire, intitulée « Vers une Europe progressiste ». Il a fait appel au Das Progressive Zentrum pour l’organisation de cette conférence.


Les politiques financière et économique ont fait l’objet d’une attention toute particulière lors de l’événement. Durant ces deux jours de conférence, des questions variées ont pu être abordées au sein de quatre tables rondes : réglementation des marchés financiers, supervision et contrôle du système bancaire, politiques de croissance et d’investissement, ainsi que la coordination fiscale et budgétaire. Chaque table ronde s’est ouverte par une déclaration d’experts issus, entre autres, de l’OCDE et de la Commission Européenne. Benoît Cœuré, membre du Directoire de la Banque Centrale Européenne, a pris la parole pour lancer le débat final. Un des moments forts de la conférence a été le discours donné par le Ministre fédéral Allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, lors d’une réception, organisée conjointement par Das Progressive Zentrum et la Fondation Friedrich-Ebert. Dans son discours, le Ministre a appelé à une coopération plus étroite entre les Etats membres de l’Union européenne, notamment face à la crise de l’Euro et de la crise des réfugiés.

La majorité des participants se sont accordés sur le fait que les problèmes économiques de l’Europe ne pouvaient  être résolus qu’avec une meilleure coordination et une intégration plus poussée. L’actuelle concurrence entre les Etats membres en matière de fiscalité a souvent été critiquée et jugée préjudiciable pour les Etats, les citoyens et les petites et moyennes entreprises. À ce sujet, la plupart des participants à la conférence ont appelé à une meilleure coordination entre les Etats membres. Une meilleure compréhension mutuelle est un prérequis incontournable pour rendre ces évolutions possibles, prérequis auquel l’organisation de conférences interparlementaires peut apporter une contribution notable.